Le château de Chinon.

Surplombant la ville, la forteresse construite par le comte de Blois Thibaut Ier évoque l’époque où l’histoire de la France et celle de l’Angleterre était intimement mêlée : la Cour d’Henri II Plantagenêt et d’Alienor d’Aquitaine s’y établit au XIIe siècle. Philippe Auguste, vainqueur de Jean sans Terre, occupe la place en 1205 et y fait édifier un donjon. En 1429, dans la grande salle du logis, a lieu la rencontre historique de Jeanne d’Arc avec le Dauphin, futur Charles VII.

Logis royaux

La tour de l’horloge

Logis royaux

La forteresse royale de Chinon vit actuellement une autre étape majeure de son histoire. Entre juin 2006 et juin 2010, l’édifice abritera un chantier historique sans précédent visant à restituer sa splendeur militaire et sa cohésion d’antan. Une occasion unique de découvrir les techniques et le savoir-faire des artisans d’art qui travaillent à ce formidable projet.

Un peu d’histoire

À la croisée de trois provinces : l’Anjou, le Poitou et la Touraine, l’éperon rocheux où se dresse la forteresse royale de Chinon est un site stratégique occupé dès l’Antiquité et convoité de tout temps. Un château s’y installe au Xe siècle au plus tard : à cette époque le comte de Blois Thibaud le Tricheur y fait construire une tour. Mais c’est Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou et roi d’Angleterre à partir de 1154, qui va donner à la forteresse sa silhouette actuelle.
En 1205, après un long siège, le roi de France Philippe Auguste se rend maître de la forteresse et fait construire le donjon du Coudray.
En 1308, le site est le théâtre d’un événement important de l’histoire de l’ordre du Temple. Le grand maître Jacques de Molay et quelques hauts dignitaires de l’ordre y sont incarcérés, avant d’être jugés et brûlés à Paris.
Pendant la guerre de cent ans, la cour de Charles VII s’installe au château de Chinon en 1427. En mars 1429, il y reçoit Jeanne d’Arc venue lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims.
Le déclin de la forteresse s’amorce au XVIIe siècle avec le cardinal de Richelieu qui en est propriétaire. En 1808, le monument est gracieusement cédé au Conseil d’Arrondissement aujourd’hui le Conseil général.

La tour des Chiens.

La tour d’Argenton.

Le donjon du Coudray.

La tour du Moulin.

Partez à la découverte d’un château fort.

Le vieux Chinon. Jadis entouré de murailles, le vieux Chinon s’étire entre la Vienne et l’escarpement du château. De son passé médiéval, Chinon conserve de nombreuses maisons anciennes, des façades à pans de bois et aux poutres sculptées, des maisons de pierre flanquées de tourelles, de fenêtres à meneaux, des portes très finement ciselées.


La rue haute.

Ruelle qui donne dans la rue haute

Ruelle qui donne dans la rue haute

C’est aussi une ville d’agrément et de détente : promenades le long de la Vienne, le Jardin anglais… En période d’été, les manifestations, les animations, les fêtes se succèdent à la grande satisfaction des visiteurs.

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3 Responses to “Le château de Chinon.”

  1. Bonjour , quelle belle balade dans Chinon! belles photos, bon cours d’histoire, C’est très beau. j’ai un petit faible pour les rues de la ville Haute. Merci de nous faire voyager. A Bientôt

  2. Bonjour pgarnier,
    le château est merveilleusement situé dans le haut vers le ciel. Il y a beaucoup d’histoire dans ou entre ses murs. Le retour de la nature avec la mousse est avantageux pour les photos. Heureusement la vieille ville est vivante et habitée. Merci pour ce beau conte en mots et en images.
    Amicalement, Chapelier

  3. Merci Candy et toi Chapelier pour vos commentaires ils me font vraiment plaisir. Les châteaux m’ont toujours très attirés.
    Merci encore.

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